Week-end à Belley.

Nous devons ce week-end mémorable à Jérôme qui nous a montré de vrais talents d’organisateur.

JérômeParcours au top, hébergement et restauration, tout a été prévu dans un sans-faute par notre jeune et généreux ami vététiste.

7 heures, samedi 4 juin 2016. Nous partons de Villefranche à douze, pour nous rendre à Belley en moins de deux heures.

À Belley, capitale historique du Bugey, et ville de Jean Anthelme Brillat-Savarin (ben oui, un peu de culture…), nous découvrons notre lieu de villégiature: la maison St Anthelme. Une vaste bâtisse de 118 chambres au passé de séminaire. À l’extérieur, de nombreux cyclistes ont déjà pris possession des lieux. Au vu des plaques d’immatriculation, on vient aussi de Suisse pour rouler dans le Bugey.

Le temps de poser les bagages et de se changer dans les chambres à quatre lits et nous retrouvons nos VTT. Surprise! Jérôme nous a fabriqué et installé sur chaque vélo une belle plaque aux couleurs du VTTVB. Ce souci du détail augure une organisation impeccable.

Jérôme prend la tête du groupe aux commandes de son tandem, avec Xavier à l’arrière. Nous traversons une partie du centre de Belley (sympa la fontaine!) et nous retrouvons rapidement dans les chemins de campagne. Les herbes sont hautes et denses, conséquence de ce printemps humide.

Un peu de vignoble des vins du Bugey, de magnifiques champs de blé encore verts, mouchetés de rouge par de nombreux coquelicots, nous apprécions le décors de notre nouveau terrain de jeu.

Nous empruntons de jolis et ludiques sentiers monotraces. Dénivelé positif léger, passages étroits entre les arbres, franchissements de rivière sur passerelle de bois… Hormis les pierres et racines glissantes, aucune difficulté à rouler, c’est déjà le plaisir qui l’emporte. Nous sommes tout de même impressionnés par les capacités de pilotage de Jérôme sur son tandem.

Après une vingtaine de kilomètres, il est déjà midi et nous rentrons dans Belley, passons devant la magnifique église et rejoignons la maison St Anthelme où nous prenons un excellent repas avec abondance de lasagnes, fromages, dessert, café et … Pousse-café: Marc du Bugey et Stellina de la distillerie Kario, implantée juste à côté, nous sont proposés. L’accueil du personnel est des plus sympathique.

Il est temps de reprendre nos montures et de nous lancer à la découverte des chemins du Bugey.

Le parcours de Jérôme nous emmène en fond de vallée où nous entrons par un sentier étroit dans un bois envahi par des mousses surabondantes sur les troncs et rochers. Elles donnent aux lieux un aspect magique avec une mystérieuse lumière verte dès qu’un rayon de soleil se glisse à travers les feuilles. On s’attend à voir apparaître un «Merlin l’Enchanteur» ou une fée à chaque virage. Surréaliste!

Après une ascension compliquée par un terrain glissant, nous laissons les vélos pour admirer un sublime panorama de moyenne montagne. Une pose s’impose!

Puis nous continuons par un chemin de crête dégagé avant de redescendre en vallée. Là, une succession de marais débordants se découvrent à peine, tant ils sont cachés par la forêt. Par endroits seule une cacophonie de croassements de centaines de grenouilles nous révèle la présence d’un étang. L’eau s’étend à d’autres endroits jusque sur le chemin et les bases de nombreux arbres sont immergées. Que d’eau! Une nouvelle passerelle de bois et nous quittons cet univers marécageux pour grimper jusqu’à «la Roche Percée». Une curiosité géologique.   Nous passons à l’intérieur d’une large faille dans un énorme rocher par une descente technique et très glissante. Jérôme passe à l’aise, seul sur le tandem. Beaucoup préfèrent passer à pied. Que d’émotions!!!

De beaux chemins de crête, un peu de route, une pose dans le pittoresque village de Colomieu (sa rivière, l’Agnins, son magnifique four et sa cabine téléphonique collector) et, pour le retour sur Belley, nous enfilons le «chemin de la Couille» (sic).

À la Maison St Anthelme, les compteurs affichent trente kilomètres.

Douche pour les vélos et pour les bonshommes, puis ballades dans le voisinage: l’église et le Palais Épiscopal (médiathèque), aux façades inondées de soleil, sont superbes. Une petite mousse (!) à la terrasse d’un bar et nous voilà prêts à nous attabler pour un dîner de rois à la maison St Anthelme.

La soirée se termine par une promenade dans Belley.

Le dimanche.

Au petit déjeuner, pris dans une nouvelle salle (c’est grand, ici!), tout le monde affiche la satisfaction d’avoir passé une bonne nuit et la volonté de retrouver les circuits VTT de Jérôme.

Le ciel chargé au moment de notre départ ne nous inspire aucune inquiétude. La matinée sera belle.

Nous repartons derrière Jérôme et son covététiste en reprenant le début de l’itinéraire de la veille, mais cette fois, nous poussons plus loin jusqu’aux abords du Furans, gonflé en eaux limpides et tumultueuses. Nous longeons la rivière sur un sentier bordé d’herbes hautes et de plantes diverses, une vraie forêt vierge. Puis, en roulant dans cette végétation luxuriante, nous nous retrouvons dans une zone aux eaux calmes, recouvertes d’une brume matinale donnant du mystère et de la beauté au marais. On entend des oiseaux, mais bizarrement pas de grenouille. Vincent, sous le charme, filme et photographie tant qu’il peut.

Nous quittons ces rivières et marais et revenons à notre bois moussu magique et son sentier technique et glissant, encombré de branches et racines qui nous obligent à mettre pied à terre. Cette fois c’est Hervé qui est subjugué par la beauté insolite du lieu et nous incite à nous arrêter pour faire des photos de groupe. On se marre comme des gamins dans cet univers vert. Jérôme se met de cette mousse de partout, simulant barbe et poils. On croirait un farfadet ou autre troll de la forêt. Poilant!

Revenus sur nos vélos, nous passons un dernier marais, puis nous grimpons par un joli sentier s’élargissant peu à peu, traversons une zone de culture, jusqu’à un chemin de crête rocheuse où pousse une végétation différente, spécifique des zones calcaires avec des petits chênes, arbustes, buis, herbes rases et surtout de belles orchidées (Orchis pyramidal) et une multitude de géranium sanguins aux couleurs magenta.techniqueTandem

Sur ces parties rocheuses, le chemin devient ludique à souhait et notre plaisir est décuplé. Encore une fois, c’est un plaisir de voir la dextérité avec laquelle Jérôme franchit ces passages techniques sur son tandem avec Xavier derrière.

Une nouvelle curiosité nous arrête: une imposante terrasse de roche nous invite à y admirer le panorama qu’elle dévoile. En s’approchant, on voit que d’importantes et profondes fissures se sont formées dont une qui nous oblige à un bon saut pour la franchir; les plus modestes servent à garer les vélos. Les géraniums sanguins décorent partout cette belle terrasse. Là, une jeune vipère se fait chauffer la peau au soleil. Merci Jérôme de nous faire connaître pareils sites remarquables.

Nous rentrons par de beaux chemins de campagne alternant cultures, vignobles, hameaux aux fermes typiques, puis un peu de route, à fond dans la descente. Enfin, un chemin que nous commençons à connaître, à l’approche de Belley.

À l’arrivée, après un lavage réglementaire, nous avons pris notre troisième et dernier repas au restaurant de la Maison St Anthelme, copieux et délicieux (on prend goût a la Stellina et au Marc de Bourgogne). Chacun a en lui l’agréable sentiment d’avoir effectué des sortie courtes mais dense, riche en découvertes.

On n’a pas fait du vélo pour le vélo, mais pris plaisir à rouler ensemble et à s’arrêter pour apprécier et observer cette nature différente de celle que nous côtoyons habituellement.

Merci encore à Jérôme pour ce week-end à inscrire dans la colonne «tip-top» des annales du VTTVB.

Merci à Jackie, Daniel,Vincent, Hervé, Sylvain, Jean-Rémi, Xavier, Alain, Francis et Hubert d’avoir partagé ce trip.

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